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Raymond Queneau, l'auteur amoureux des chiffres.


Né en 1903 d'une famille de commerçants, Raymond Queneau fait des études de philosophie à Paris. Plus tard il rejoint le groupe surréaliste cherchant à libérer l'inconscient à travers diverses méthodes artistique.


En 1932, il prend conscience du danger de laisser la langue littéraire s'éloigner de la langue parlée. Rapprocher ces deux extrêmes deviendra son grand projet littéraire.

Avec cela en tête, il essaiera d'intégrer le néo-français dans les mœurs.

Caractérisé par une syntaxe et un vocabulaire typiques du langage parlé et par une orthographe plus ou moins phonétique, le néo-français se rapproche du langage SMS moderne. Pourtant, le néo-français n'a jamais été une grande réussite.


À la fin de sa vie, il reconnait que ce projet n'a pas été une réussite et que, finalement, la télévision et autres médias non-écrit ne semblent pas avoir eu l'effet négatif qu'il craignait.

Il a commencé à écrire en 1933 et ce n'est qu'en 1942 qu'il connait vraiment le succès, avec Pierrot mon ami.

En 1959 il publie Zazie dans le métro, écrit en néo-français, ce livre devint rapidement connu à la surprise de Queneau lui-même et fît de lui un auteur populaire.


Cependant, ce qui est passionnant avec Queneau, c'est son amour pour les mathématiques et son envie de combiner chiffres et lettres.

C'est ainsi qu'en 1948 il adhère à la société mathématique de France et qu'il s'efforce d'intégrer des règles arithmétiques dans la construction de ses œuvres.


C'est dans cette optique qu'en 1960, il co-fonde un groupe de recherche littéraire avec François Le Lionnais, ce groupe deviendra rapidement l'Oulipo. Avec pour but de s'imposer et d'expérimenter de nouvelles contraintes littéraires ce groupe se réunit une fois par mois pour réfléchir à ces questions et encourager la création.


En 1961 paraît ce que l'on pourrait considérer comme le chef-d’œuvre de Queneau : Cent mille milliards de poèmes, livre interactif avec lequel on peut créer ce même nombre de poème en combinant les vers écrits par l'auteur.

Comme il l'a déclaré lui-même : « C'est somme toute une sorte de machine à fabriquer des poèmes, mais en nombre limité ; il est vrai que ce nombre, quoique limité, fournit de la lecture pour près de deux cents millions d'années (en lisant vingt-quatre heures sur vingt-quatre). »


Raymond Queneau meurt le 25 octobre 1976 d'un cancer du poumon.



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